Communiqué de presse - Page 9

  • Aide et soutien aux migrants et refugiés : l’APF, solidaire, se mobilise partout en france

    logo+signWeb.jpgFace aux conditions de vie inhumaines auxquelles sont confrontés les migrants et les réfugiés, l’Association des Paralysés de France s’engage dans la « chaîne de solidarité » aux côtés des associations et des pouvoirs publics pour accompagner de façon digne les personnes et familles accueillies en France.

    Sur la base de ses valeurs fondamentales portées par sa Charte, l’Association des Paralysés de France réaffirme la primauté de l’être humain sur toute considération politique et économique.

    L’association, solidaire de tous les combats relatifs aux droits humains, mobilise l’ensemble de son mouvement en lien avec ses établissements et services dans toute la France, pour apporter son expertise sur les situations de handicap ou leur prévention afin de répondre concrètement aux besoins des personnes en termes d’accompagnement et d’aides matérielles.

    Alors que s’intensifie l’afflux de migrants et de réfugiés en quête de sécurité vers l’Europe, l’Association des Paralysés de France est, comme de nombreuses associations, préoccupée par les conditions de vie inhumaines auxquelles ils font face. Ces personnes et familles qui subissent à la fois des traumatismes psychiques et physiques, se retrouvent dans des situations d’extrême précarité et requièrent donc une attention particulière au regard de leurs difficultés.

    Fidèle à ses valeurs fondamentales que sont l’égalité, la solidarité, la citoyenneté et la primauté de l’être humain sur toute considération politique et économique, l’APF se veut solidaire de tous les combats relatifs au respect des droits de l’homme. Par le passé, l’association s’est déjà mobilisée pour accompagner des familles en situation irrégulière par exemple, en 2010, lors de l’expulsion du jeune Ardi Vrenezi, jeune Kosovar polyhandicapé et elle entend poursuivre sur cette voie.

    C’est pourquoi l’APF, par la voix de son conseil d’administration, se mobilise dans la « chaîne de solidarité » aux côtés des pouvoirs publics et des associations qui soutiennent l’aide aux migrants et aux réfugiés, à travers son mouvement associatif en lien avec son réseau de structures dans toute la France.

    L’APF souhaite aller plus loin dans l’accompagnement des réfugiés et des migrants, qu’ils soient en situation de handicap ou non, afin de les restaurer dans leurs droits en apportant une solution concrète et cohérente à leur situation ou en les orientant vers les interlocuteurs appropriés à même de leur fournir une réponse adaptée. Ainsi, tout au long de cette mobilisation et afin de répondre concrètement aux besoins exprimés en termes d'accueil, d’accompagnement, de recherche de locaux, d’aides matérielles, juridiques et sociales, les pouvoirs publics et associations pourront s’appuyer sur l’expertise de l’APF en matière de situations de handicap, de gestion et de prévention, et ce dans chacune de ses délégations en lien avec ses établissements et services sociaux et médico-sociaux mais aussi par son réseau de collaborateurs externes.

    A travers ces différents engagements, l’APF entend jouer son rôle à part entière d’actrice de la société civile conformément à son combat pour une société inclusive et solidaire, respectueuse des droits et libertés fondamentales de chacun.

     

     

  • Accessibilité : les députés adoptent le texte de la honte et affichent leur mépris pour les droits des personnes

    logo apf.pngL’Association des Paralysés de France (APF) est particulièrement en colère et indignée par l’adoption par les députés du projet de loi de ratification de l’Ordonnance relative à l’accessibilité, hier lundi 6 juillet.

    Une adoption scandaleuse par seulement 15 députés présents dans l’hémicycle alors même que l’accessibilité concerne l’ensemble de la population !

    Une adoption sous forme de trahison puisque la majorité socialiste a suivi les orientations de l’Ordonnance, sans proposer de modifications majeures, contrairement à ses engagements auprès du Collectif pour une France accessible en février dernier !

    L’APF est exaspérée par ce mépris des parlementaires, du Gouvernement et de l’Etat pour les difficultés vécues par les personnes en situation de handicap et toutes les personnes gênées quotidiennement dans leurs déplacements.

    Elle rappelle que cette Ordonnance est contraire à la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées, signée et ratifiée par la France.

    Pour télécharger le communiqué de presse complet, cliquez ici.

  • Les Sénateurs dégradent l'accessibilité : la honte!

    logo apf.pngL’Association des paralysés de France (APF) est particulièrement révoltée par l’examen du projet de loi de ratification de l’Ordonnance relative à l’accessibilité par le Sénat hier en fin de journée.

    L’APF, présente au Sénat, a été choquée d’entendre les discours rétrogrades de la majorité des Sénateurs sur l’accessibilité ! Les principaux amendements faisant échos aux attentes des associations ont été rejetés par les Sénateurs et par Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat en chargée des personnes handicapées, alors qu’elle affirmait aux associations, il y a quelques jours, s’en remettre à la sagesse des Parlementaires pour faire évoluer le texte.

    Par contre, les amendements des « lobbies » (collectivités locales, commerçants, entreprises, etc.) ont été entendus par les Sénateurs ! Ainsi, les personnes en situation de handicap sont désormais privées de logements sociaux accessibles, les Sénateurs proposent de se passer des ascenseurs pour accueillir les personnes au rez-de-chaussée ou encore de « porter les personnes » !!

    Au final, un texte qui fait honte à la France et une posture irrespectueuse de Sénateurs et de la Secrétaire d’Etat qui n’ont que faire des difficultés quotidiennes des 9,6 millions de personnes en situation de handicap.

    L’APF se tourne désormais vers les députés qui devront examiner prochainement le texte et espère un sursaut de leur part !

     

  • Projet de loi Santé : L’APF demande une amélioration de l’accès aux soins pour les personnes en situation de handicap

    L’Assoclogo+signWeb.jpgiation des paralysés de France (APF) attend plusieurs objectifs du projet de loi de modernisation de notre système de santé examiné à partir d’aujourd’hui par les députés : l’amélioration de l’accès à la santé pour les personnes en situation de handicap, le renforcement des droits des personnes et des usagers, et l’organisation partagée de l’offre d’accompagnement médico-social sur les territoires. 

    L’état de santé moins bon des personnes en situation de handicap n’est plus à démontrer. Ainsi, l’ambition d’un parcours de santé global doit être déclinée pour toutes les personnes en situation de handicap. Il s’agit, pour elles aussi, de développer une approche globale de la santé, depuis l’apprentissage durable des gestes d’hygiène quotidienne adaptés, la prévention et le dépistage, jusqu’aux soins aigus et à la prise en charge des maladies chroniques. Les dispositifs spécifiques de prises en charge ne sont pertinents que lorsque l’état de la personne le nécessite, ou de manière transitoire lorsque l’offre de prise en charge en milieu ordinaire n’est pas encore accessible. La création d’équipes de soins mobiles à l’hôpital proposée par l’APF favorisera l’hospitalisation dans de bonnes conditions. 

    L’enjeu reste, pour les personnes en situation de handicap, de pouvoir recourir à des soins de qualité et de proximité de droit commun, complétés autant que de besoin de prises en charge spécifiques.

    Les obstacles dans l’accès aux soins restent nombreux pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Ce projet de loi doit être l’occasion de revenir sur les ordonnances signées en septembre 2014 qui reportent de fait l’obligation de mise en accessibilité des cabinets médicaux et paramédicaux et ajoutent une dérogation supplémentaire lorsqu’ils sont situés dans des immeubles d’habitation. Et cela au détriment de l’ensemble de la communauté des patients : personnes âgées, blessées, en situation de handicap, parents avec de jeunes enfants.

    A l’opposé, la généralisation du tiers-payant est une mesure très attendue pour lutter contre le renoncement aux soins pour raisons économiques. Le projet de loi la complète de la mise en place de tarifs sociaux pour les bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, qui viendra compléter ce dispositif déjà renforcé ces derniers mois. Mais l’APF attend aussi qu’une mention du handicap et de la santé des aidants familiaux soit intégrée aux dispositions relatives à la formation des professionnels de santé. L’APF souhaite que les aidants familiaux et proches aidants bénéficient d’un bilan de santé annuel couvert à 100 %.

    Concernant les droits des personnes et des usagers, l’APF attend des députés qu’ils confirment la création de l’action de groupe dans le domaine de la santé et reconnaissent le droit à l’oubli, qui constituent deux grandes avancées. Ce projet de loi est aussi l’occasion à ne pas manquer pour reconnaître la place et le rôle légitimes des représentants des usagers au sein des hôpitaux, sur les territoires (y compris pour lutter contre les refus de soins et la désertification médicale) et dans les agences nationales de santé. 

    Enfin, l’APF demande aux députés de garantir aux établissements et services médico-sociaux dont l’activité ne correspondrait plus au projet et au schéma régional de santé la possibilité de la faire évoluer au gré d’une procédure contradictoire avec les autorités sur le territoire, qui reste à introduire dans le projet de loi. La modernisation du système de santé suppose le rapprochement de l’ensemble des acteurs : professionnels de santé, structures sanitaires, médico-sociales et sociales, associations d’usagers et pouvoirs publics, dans une logique de coopération, voire de coordination, et de maillage pour des interventions adaptées, réactives et complètes auprès des personnes. C’est ce que prévoyait le service territorial de santé au public, avant qu’il ne soit remplacé par les communautés professionnelles territoriales de santé au seul bénéfice des professionnels de premier recours

  • Touche pas à ma MDPH : la nouvelle campagne de l'APF

    4206320054.jpgAlors que le Sénat étudie actuellement le projet de loi relatif à l'adaptation  société  vieillissement, l’APF tient à alerter sur les menaces qui pèsent, encore une fois, sur les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). En effet, ces dernières sont menacées dans ce projet de loi mais également localement du fait des pratiques de certains Conseils départementaux (ex Conseils généraux).

    Ces guichets uniques d’accès aux droits, grande avancée de la loi handicap de 2005, sont en danger : ils pourraient être remplacés par des dispositifs de plus en plus intégrés aux Conseils départementaux avec le risque de désavantages certains pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Alors que de nombreuses personnes expriment déjà leurs difficultés pour accéder à leurs droits, cette remise en cause des MDPH va accroître ces complications !

    Aujourd’hui la priorité n’est pas de modifier les MDPH mais bien de leur donner des moyens supplémentaires afin d’améliorer leur fonctionnement dans l’objectif de répondre efficacement aux attentes et besoins des personnes.

    Ainsi, l’APF lance la campagne « Touche pas à ma MDPH ! » accompagnée d’une pétition en ligne sur www.change.org/TouchePasAMaMDPH pour interpeller le président de la République et le Premier ministre et demander des MDPH renforcées et indépendantes pour pouvoir accomplir toutes leurs missions! 

    Créées par la loi handicap du 11 février 2005, les MDPH sont des dispositifs d’accueil unique qui répondent à toutes les demandes et besoins des personnes en situation de handicap et de leur famille. Ainsi, elles interviennent dans tous les domaines de la vie des personnes et leur permettent d’accéder à de nombreux droits et services tels que :

    -    un parcours de scolarisation pour un enfant en situation de handicap ;

    -    un parcours de formation, un parcours universitaire pour un jeune adulte ;

    -    un parcours de formation et d’emploi pour un adulte ;

    -    un accompagnement par un service à domicile ou un accompagnement dans le cadre d’une structure d’hébergement spécifique, dans la cadre du libre choix du mode de vie des personnes en situation de handicap ;

    -     un droit à la compensation des conséquences de son handicap (enfant, adulte) ;

    -     une allocation de ressources pour un adulte ne pouvant pas travailler en raison de son handicap ou pour la famille d’un enfant en situation de handicap etc.

    Les MDPH sont donc indispensables au quotidien pour toutes les personnes en situation de handicap et leur famille ainsi que pour tous les partenaires qui concourent à ses missions.

    Les MDPH sont également des lieux où tous les acteurs et/ou décideurs qui participent à l’accompagnement des personnes sont impliqués dans son pilotage. Ainsi, l’État, le Conseil départemental, les associations, l’ARS, la CAF et encore d’autres organismes collaborent au sein du groupement d’intérêt public (GIP) des MDPH et garantissent son autonomie et la participation pleine et entière de tous les acteurs concernés par ses politiques.

    Les projets locaux de certains Conseils départementaux qui tentent d’intégrer les MDPH dans l’organigramme de leurs services et ainsi les priver de leur autonomie ; la pratique d’autres départements qui minorent les rôles des co-acteurs des commission exécutives des MDPH ainsi que le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, sous couvert des Maisons de l’Autonomie, pourraient revenir sur ce principe. Et laisser les Conseils départementaux gérer les MDPH à travers le prisme de leurs seules compétences avec le risque de dérives des « décideurs-payeurs ». Cette mainmise des Conseils départementaux entraînerait une aggravation des réductions des droits pour les personnes en situation de handicap et de fortes disparités de traitement sur le territoire en particulier pour l’octroi de prestations.

    C’est pourquoi l’APF lance cette campagne de mobilisation et cette pétition pour sauver les MDPH ! Car pour l’APF, la priorité est bien de renforcer leurs moyens et de garantir leur indépendance et non de créer un nouveau dispositif ou de tenter de l’assimiler aux seuls Conseils départementaux, ce qui serait un net recul pour les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille.

    L’APF appelle tous les citoyens à se mobiliser en signant la pétition en ligne sur www.change.org/TouchePasAMaMDPH.