Santé - Page 6

  • Un traitement innovant pour soulager les douleurs neuropathiques périphériques

    inserm_60110-660x330.jpgLes mécanismes à l’origine des douleurs neuropathiques périphériques demeurent encore méconnus. C’est pourquoi soulager les personnes qui en sont victimes reste difficile. Cependant, un nouveau traitement basé sur l’action des endorphines, substances produites par notre cerveau, est en développement.

    Sensations de brûlure, de tiraillements ou de fourmillements, souffrances fulgurantes similaires à des décharges électriques ou encore altération de la sensibilité … Chroniques et intenses, ces symptômes, appelés douleurs neuropathiques, peuvent se montrer invalidants et bouleverser le quotidien de ceux qui en souffrent, comme les patients atteints de sclérose en plaques (Sep). L’origine de ces douleurs peut être centrale ou périphérique. Dans ce second cas, cela signifie que la douleur est la conséquence directe d’une lésion ou un dysfonctionnement pathologique du système nerveux périphérique. Cependant, les mécanismes responsables ne sont pas clairement identifiés. Ce qui est certain, en revanche, c’est que les douleurs neuropathiques périphériques (DNP) ont une origine différente d’une douleur conventionnelle. Un constat qui s’accompagne d’une difficulté majeure : le peu d’efficacité des traitements médicaux classiques (anti-inflammatoires, aspirine ou morphine) dans le soulagement des DNP.

    Jusqu’à maintenant, les thérapeutes se tournaient soit vers des antiépileptiques (diminuant l’excitabilité des neurones), soit vers des antidépresseurs (agissant sur certaines régions cérébrales impliquées dans le contrôle de la douleur). Mais les uns comme les autres ne soulagent les douleurs que chez une moitié des patients et ce partiellement (baisse de 30 à 50 % de leur intensité) et au prix d’effets secondaires importants, tels que vertiges, nausées et prise de poids. Pour remédier à cette problématique, un traitement innovant a été développé. Son principe ? Utiliser les endorphines, des substances fabriquées par notre cerveau et proches de la morphine. Sauf que notre cortex n’en produit que de petites quantités, qui vont être de plus rapidement dégradées par l’organisme …

    Les chercheurs ont donc travaillé à diminuer la dégradation des endorphines de façon à augmenter leur concentration et leur action dans le cerveau. Ainsi, le patient va lutter contre la douleur grâce à ses propres défenses. Une aide naturelle et non synthétique qui a comme second bénéfice de ne pas causer d’éventuels effets secondaires. 

    Une étude ayant validé l’innocuité du ralentissement de la dégradation des endomorphines chez l’homme, des tests cliniques sont en cours. Ils rassemblent 200 patients souffrant de douleurs neuropathiques périphériques dans plusieurs centres hospitaliers. Les résultats devraient permettre d’élaborer une nouvelle famille de médicaments modulant efficacement l’action des endorphines afin de soulager les douleurs neuropathiques.

    Source : www.faire-face.fr

  • Polyarthrite rhumatoïde : le sarilumab, nouvelle molécule pour patients intolérants aux thérapies actuelles

    20112015-Sarilumab-PR.jpgCausée par un dérèglement du système immunitaire, la polyarthrite rhumatoïde (PR) peut avoir un impact invalidant. En absence de traitement adéquat, les articulations, devenues douloureuses, gonflent puis se déforment, entraînant chez 20 % des patients une incapacité fonctionnelle. Bien qu’une large gamme de traitements existe, certains malades ne peuvent être soignés efficacement. La raison ? Une absence de réponse ou une intolérance aux molécules anti-inflammatoires. Une situation qui devrait changer avec l’arrivée du sarilumab, un anticorps humain expérimental.

    Présentés lors du congrès annuel de l’American College of Rheumatology (ACR), qui s’est tenu à San Francisco en Californie début novembre, les résultats obtenus soulignent toute son efficacité. En effet, une étude concernant 546 patients – tous intolérants ou répondants de manière inadaptée aux traitements classiques de la PR (basés sur des immunosuppresseurs comme les inhibiteurs du TNF-Alpha) – a démontré que le sarilumab remplit les deux principaux co-critères d’évaluation. À savoir, des améliorations cliniquement et statistiquement significatives des signes et symptômes, d’une part, et de la fonction physique, d’autre part.

    Encourageants, ces travaux suggèrent que le sarilumab représente une option pour soigner les patients atteints de PR modérée à sévère et résistants aux thérapies actuelles. Reste encore pour Sanofi et Regeneron, les deux sociétés biopharmaceutiques co-développant l’anticorps expérimental, à obtenir une autorisation de mise sur le marché. Soit quelques mois encore de recherche clinique au minimum.

    Source : www.faire-face.fr

  • 114, numéro unique et gratuit pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques.

    114,numéro d'urgenceLe 114, c’est l’accès au même service pour tous !

    Plus besoin d’aller chercher une personne entendante pour contacter les pompiers, la gendarmerie, la police ou les urgences médicales ! C’est un gain de temps précieux qui peut sauver des vies.

    En effet, la personne ayant des difficultés à entendre ou à parler, lorsqu’elle se retrouve en situation d’urgence, qu’elle soit victime ou témoin, peut désormais, 24h/24, 7j/7, alerter et communiquer par SMS ou par fax via un numéro national unique et gratuit : le 114.

    Dès que les informations relatives au traitement de l’urgence sont recueillies (localisation, contexte, identité de la personne, etc.), le 114 établit le lien direct avec le service d’urgence local concerné qui interviendra, si nécessaire, dans les plus brefs délais.

  • Canicule : quelques recommandations

    ULogo_canicule.jpgne vague de chaleur s'abat actuellement sur la France depuis ce mardi 30 juin, et le thermomètre va flirter avec les 40 degrés. Le ministère de la Santé rappelle sur son site Internet que la chaleur " peut entraîner des accidents graves et mêmes mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur ".

    Pour commencer voici les numéros d’urgence à connaître :

    - Canicule info service 0 800 06 66 66
    - le 15 (Samu),
    - le 18 (Pompiers),
    - le 112 (numéro d’urgence unique européen).

    Petit mémo des signes d’alerte de déshydratation :

    - Modification du comportement habituel, grande faiblesse, grande fatigue, difficulté inhabituelle à se déplacer ;

    - Maux de tête, étourdissements, vertiges, troubles de la conscience, voire convulsions ;

    - Nausées, vomissements, diarrhée, soif

    - Crampes musculaires.

    - Température corporelle élevée (supérieure à 38,5°C) ;

    - Agitation nocturne inhabituelle.

    COMMENT PROTÉGER SON HABITATION PENDANT UNE VAGUE DE CHALEUR ?

    - Les stores seront baissés pendant toute leur exposition au soleil puis relevés après le coucher du soleil pour faciliter le passage de l’air.

    - Dans la journée, persiennes et vitrages seront maintenus fermés du côté du soleil et ouverts du côté ombragé si cela permet la réalisation de courants d’air. Dans ce cas, pendre une serviette humide pour que l’évaporation refroidisse l’atmosphère. S’il n’est pas possible de faire des courants d’air avec les seules fenêtres à l’ombre, les maintenir fermées.

    Si l’habitation a des expositions multiples, Il faudra faire tourner ouverture et fermeture des fenêtres en suivant le soleil.

    Le soir, les dernières fenêtres fermées (persiennes et vitres) seront ouvertes, quand le soleil sera couché ET que la température extérieure aura baissé.

    La nuit, on laissera ouvertes, dans la mesure du possible, vitres et persiennes. On les coince pour faciliter les courants d’air.

    COMMENT SE PROTÉGER PENDANT UNE VAGUE DE CHALEUR ?

    Maintenir le corps frais

    1) Habits amples, légers, clairs Préférer le coton, qui laisse passer l’air et absorbe la transpiration

    2) Boire régulièrement Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Eviter sodas et autres boissons sucrées. Evitez les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)

    3) Utilisation de ventilateur et brumisateur. L’usage simultané est le plus efficace : brumiser d’abord les parties découvertes puis ventiler les parties mouillées avec le ventilateur manuel. A répéter autant de fois qu’on le veut, dès qu’on est sec.

    4) Utilisation répétée des douches fraîches (mais pas froides)

    5) Si l’habitation ne peut pas être rafraichie, prévoir de passer plusieurs heures par jour, chaque jour, dans un endroit frais, proche de son domicile et repéré à l’avance.

    6) Dans tous les cas, respecter si possible l’heure de la sieste

    Pendant les heures les plus chaudes, se reposer, dans un lieu frais.

    Alimentation

    - Préférer les fruits et légumes crus et les plats froids.

    - Si une cuisson est nécessaire, opter pour celle qui peut être effectuée hors de toute surveillance afin de ne pas être en contact avec une source de chaleur (ex au four).

    Limitez au maximum votre activité physique

    - Proscrire tout effort (sport, jardinage, bricolage),

    - Reporter ce qui est urgent aux heures fraiches,

    - Si une activité est obligatoire : jamais au soleil. Mouiller son T-shirt et sa casquette avant de les enfiler, les laisser sécher sur la peau et renouveler le procédé.

    - On peut aussi s’asperger d’eau, régulièrement, si l’on est obligé de travailler.

    Garder des relations sociales régulières

    - Appeler les membres de sa famille au téléphone

    - Demander l’aide de ses voisins

    - Proposer son aide aux plus fragiles : soyons solidaires face à une menace collective.

    Médicaments et fortes chaleurs

    Une attention particulière doit être portée sur les modalités de conservation et de transport des médicaments durant les périodes de vague de chaleur, et, de manière générale durant l’été. En effet, une défaillance lors de ces étapes risque de rendre inefficaces, voire délétères, les médicaments et entraînant également une perte financière importante.

    Source: ARS Ile-de-France

  • Les rencontres de l'autonomie 2015

    formulaire.jpgVous êtes professionnel, ou bénévole, de l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap dans les domaines sanitaire, social ou médico-social :inscrivez-vous aux Rencontres de l’autonomie 2015

    A l’heure où la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement est reportée et où le bilan,10 ans après, de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées révèle ses insuffisances…

    GERONDICAP organise la 4ème édition des Rencontres de l’autonomie les 14 et 16 avril 2015 sur le thème de l’accompagnement et le prendre soin des personnes âgées ou en situation de handicap.

    Le colloque du 14 avril « Prendre soin : une courses aux obstacles ? »  est consacré à :

    • Des témoignages de professionnels et de personnes directement concernées
    • Un étonnant spectacle au savant mélange d’humour et de poésie
    • Un débat sur les stratégies à mettre en place pour favoriser l’autonomie au domicile avec des professionnels et des élus.

    Afin de poursuivre ces échanges, GERONDICAP propose une journée d’ateliers.

    Les ateliers du 16 avril sont destinés aux particuliers et aux professionnels. Les Rencontres de l’autonomie sont soutenues par AG2R La Mondiale, Baxter et la MAIF.

    Renseignements, programme détaillé et bulletin d’inscription sont disponibles ICI